vendredi 7 août 2009

Heureux qui comme Ulysse...

Le voyage de retour fut une Odyssée épique, 26 heures pour entrer à Paris c'est pas du voyage pour rien.
Tout le monde te le dit: ici c'est l'Inde faut prévoir large, donc on part à 11h30, de l'hôtel; d'après le chauffeur il faut une heure pour aller à l'aéroport d'Udaipur.
Adieu d'avec le reste de la famille qui reste et nous partons, encore sur la route...
L'aéroport d'Udaipur, est sommes toute assez petit, mais la maréchaussée indienne, elle , reste toujours aussi pointilleuse dans les contrôles et les papiers.: il manque une étiquette sur le sac à main de Béa, retour à la case départ sans toucher 20000 roupies, et refaire toute la queue.
Le vol part à l'heure: 15h00: il s'agit d'un ATR 72 , avec des hélice, le vol est plutôt secouant.
Ouf nous arrivons!
Delhi domestic airport to international airport, par un bus gratuit, gentiment renseigné par des employé en poste exprès.
Là nous y sommes à 18 h 30, notre avion part à 2h00 le lendemain, or il n'est pas possible d'entrer dans l'aéroport plus de 4 heures avant le départ.
Faites le calcul, nous sommes donc obligés d'attendre dans une salle jouxtant l'aéroport, quelques quatre heures.
C'est le mouvement perpétuel de voyageurs et de valises, un père sikh engage la conversation avec Alexis, qui improve son english pour le coup; ce brave homme attend on fils qui arrive de New York.
Enfin dans le saint des Saints.
Et là ultime aventure: ce n'est plus 25 kg de bagages par personne, mais 20 autorisés: chaque Kg en plus=30 euro.
C'est cool, t'ouvres ta valoche devant tout le monde et tu tries, et tu jettes et tu pèses, et t'arrives à l'ultime sélection.
Reste 4/5 kg, là je pousse une gueulant ça suffit, il est une heure, et la fatigue rend les nerf fragile.
Dans mon mauvais rosbif, j'ai du être convaincant, on nous laisse passer.
L'avion de nuit et le sommeil pour moi= impossible.
Une nouvelle escale à Francfort, et nous voilà rendus.
Bilan 3 avions, 2 escales, 26 heures de voyage sans dormir, moi qui n'aime pas l'avion, je suis servi.
Enfin pouvoir dormir, manger de la salade, des crudités, boire du rosé, et ne pas reprendre l'avion avant une paye.

mercredi 5 août 2009

Aujourd'hui séquence immersion indienne

Shopping today, on démarre en fanfare, en s'égarant des dans ruelles, étroites, mais pleine de vie et de bouse de vache, de took took, de deux roues, et de gaz d'échappement; Il faut raser les murs et serrer les fesses. Arrivé à la Clock Tower, nous prenons la direction de Bapu bazar, où nous sommes témoin de scènes de vie amusantes: dans les magasins de tissus les femmes font déballer tous les tissus avant de choisir, ce qui donne un grand désordre coloré.

Le quartier est tout sauf touristique, où alterne étameurs, chausseurs, vaches, chien, moto où toute la famille déambule (le pére la mére et les deux enfants); et les odeurs mélange d'épices et de miasmes fétides à l'eau de rose. L'idée c'est de trouver un sac de cabine pour ramener tous ce que nous avons acheté: forcément avec tout ce shopping; ce que nous finissons par réussir.
Là grande première nous prenons un Took took pour aller acheter des miniatures. Le propriétaire, un jeune fort agréable tape un peu la discute.
La visite des peintres se finit par l'achat de fort belles miniatures, dont un tigre pour Alexis.
Pour rentrer à l'hôtel, nouvelle aventure exaltante, le took took monte l'Everest: l'hôtel est sur une éminence, et la pente m'oblige à descendre et pousser l'engin; enfin à bon port.


C'est notre dernier jour avant le départ, nos finissons en beauté, avec le cinéma: Love ajkaal ( l'amour aujourd'hui et demain).
Perso, bollywood, n'est pas ma tasse se thé, mais l'ambiance doit valoir le détour.
Première séance, 15h30, tout est pris, retour à la case départ sans toucher le billets, mais avec ceux de la suivante: 18h30.
La salle est magnifique, les fauteuils confortables et inclinables, les spectateurs sont là en famille, même les bébés, juste devant dans l'allée se tient une poussette.
Le son est fort, mais c'est pour couvrir le bruits de conversations, des pleurs d'enfants et autres téléphone portables.
C'est une sombre histoire de mec qui sait pas ce qu'il veut et ne veut pas s'engager avec la fille qu'il aime, qui se marie avec un autre qu'elle n'aime pas pour le quitter, et le premier revient pour lui dire qu'il l'aime, la première partie ça va, car il y a un entracte, la seconde est interminable, 2h15 de film; mais peu de danse et de chant, de belle filles à la peau mate, et sans parler l'hindi, j'ai tout compris. Voir ce film, sans tout comprendre, et avec un oeil d'occidental, génère une drôlerie non préméditée.
Le soir vue sur le Lake Palace de nuit.



Demain départ 11h30, c'est le retour en France.
Ce n'est probablement pas, le dernier article, une petite synthèse s'imposera; de même le récit du voyage de retour, qui se fera par vol intérieur, puis changement d'aéroport, pour rentrer à Paris.

mardi 4 août 2009

A la recherche de stéphan Zweig, ou le Rajasthan suisse

Ce jour départ aux aurores ( 10 heures), un guide parlant français nous attend, pour la visite d'Udaipur. Un accent chantant: il nous explique le programme: nous débutons par le temple de Jagdish temple, dédié à Vishnu, dieu de la conservation. Le temple est en marbre, vieille pierre; nous assistons à la deuxième prière de la journée, au milieu des fidèles, qui chantent, puis se fond bénir par le prêtre, au son assourdissant d'une cloche. Quand je pense que je ne vais jamais à la messe!


Nous continuons par la visite du City Palace, palais construit par les différents maharadja ayant régné sur Udaipur, où vit toujours, l'actuel roi.
Quelques salles sont remarquables, notament celles réservées au femmes d'où elles pouvaient observer sans être vues.
Ce palais qui est relativement chargé tant sur le plan architectural, que de la décoration intérieure, montre le goût du clinquant et la grandiloquence architecturale des maharadja d'Udaipur.

La deuxième partie de la journée nous la consacrons à une promenade sur le lac Pichola premier lac de la ville ( qui en compte cinq), on croirait pouvoir croiser Stephan Zweig, tant l'atmosphère de ce lac évoque les lac italo-suisse, avec ses montagnes, ses palaces et ses hôtels emplis de serviteurs désoeuvrés, aux couchers de soleil lumineux et humides.

La comparaison s'arrête là, les Ghatt sur lesquels les indiens lavent leur linge, où les enfants se baignent, la végétation tropicale, la chaleur moite de la mousson, nous font abandonner notre quête vaine de l'écrivain.
Bien sur, aprés une visite du jardin botanique de la ville, nous avons eu droit aux habituelles visite des gentils copains du guide, bijouterie et atelier de peinture hors de prix. Demain shopping, et cinéma en hindie, Bollywood nous voilà.

lundi 3 août 2009

Ranakpur, Udaipur, par la route de montagne

La route qui nous mène à la cité des 3 lacs, est une nouveauté, il s'agit d'une route de montagne, serpentant parmi une végétation luxuriante, et tropicale, entouré de sommet aux formes douces.
Ensuite, apparaissent des paysages agricoles, avec des prés séparés par des murets de pierres sèches et ocres, dont le contraste accentue le beauté du paysage.

Lors de la traversée d'un village, nous sommes surpris par un groupe de nombreuse femmes aux saris multicolores (je remarque plus de jaunes et d'orange), Harrish nous explique qu'elles attendent pour déposer leur argent à la poste.



Puis nous arrivons sur Udaipur, et nous nous mettons en quête d'un hôtel, le premier sera le bon après le visite de 2 autres: sa situation en haut d'une colline avec vue sur le lac, on dirait un lac suisso-italien, dira Kamal.


Installés, nous allons faire un tour dans la ville, qui est beaucoup plus petite que je le croyais, beaucoup de peintre et de marchands d'enluminure et de textile dans le bazar.
Ce soir, ethnographie, avec spectacle de danse folklorique, après une petite visite sur les Ghatt ( ce sont les escaliers qui descendent de la ville vers la berge) du lac Pichola, avec au loin la vue sur le Lake palace; c'est plein de majesté, et d'une grande quiétude, ce lac!

Le spectacle est d'une bonne tenue, avec d'excellentes danseuses, et quelques morceau de bravoure: une montagne de vasques sur la tète et dansant sur du verre, la musique accompagnant harmonieusement cet ensemble.


C'était bien aujourd'hui. Demain, une fois n'est pas coutume, visite avec un guide français.

dimanche 2 août 2009

Jodhpur, Ranakpur en musique

C'est l'avant dernière étape de notre voyage.
Je pense à la bouteille de rosé que je vais boire au retour dans le jardin autour, d'un barbecue.
J'ai déjà parlé de la route: c'est comme d'hab, avec plus de vaches, région agricole oblige; un passage piéton qui conduit à un grillage au milieu de la route, et rien de l'autre coté, la route a deux voies où roulent quatre véhicules.
Tout ça c'est connu.
J'écoute RunDMC dans la voiture, c'est décalé, avec ce paysage, ce pays, ça fait du bien, j'aurais encore le temps d'écouter Omry de P.Pedron, et LeLann top avant l` arrivee.
L'hôtel d'aujourd'hui, à Ranakpur, est au bord de la route des contreforts des monts Aravellis.
L'intérêt du coin, c'est les temples Jaïn; encore des vieilles pierres.

Les Jaïn, c'est comme les Vishnoi en plus tout: ne risquer d'attenter à aucune vie, balayer devant ses pas, ne pas manger dans le noir si un papillon s'égarait étant avale par erreur, pas d'ail pas d'oignon, pas de racine pour éviter de manger les germes, donc strictement végétarien.
Le bon plan dans les voyages au loin, c'est qu'on apprend plein de truc: un savoir gratuit.
Honnêtement c'est bluffant, des ciselures de marbre, un édifice impressionnant, blanc, aéré, étonnement frais comparé à la température extérieure.

L'intérieur est chargé, mais l'agencement régulier des piliers, ce vieil arbre dans l'allée, ces coupoles; les allées séparées , les niveaux différents, toutes ces sculptures plus fines les unes que les autres, ces frises, concourent à donner à ce lieu une sérénité bienvenue. Des vieilles pierres, mais emplie de quiétude.


Quelques épisodes qui rompent sur l'ensemble, pour pimenter la visite: les fresques érotiques au plafond de l'entrée, on frise le torticolis, mais j'ai tout photographié: qui sait, ya peut-être des idées à piquer!
Une tribu de singes qui a élu domicile, sur les murs du temple et qui passionne les enfants.

Retour buller à la piscine.
Demain dernière étape: Udaipur, la cité romantique.
Pour les photo, on verra demain, la connection ici est limitee.

samedi 1 août 2009

le fort de Merangarh, Jodhpur, la ville bleue.

L'hôtel jouxtant le notre possède une collection de voiture américaine, malheureusement malgré un essai, qui restera infructueux: nous ne pourrons emprunter de voiture, Le fils du maharadjah en a besoin.



Nous partons visiter le fort de Merangarh, sur la colline dominant Jodhpur de 120 mètres. Ça a de la gueule y a pas à dire. Nous prenons l'audio-guide, mais ça gratte les oreilles, ça tient chaud, et au bout d'un moment ça va bien.
C'est du calcaire ocre, avec de nombreuses fenêtres ouvragées, des moucharabiehs, de multiples cours sur différentes hauteurs, car le fort suit les courbes de la colline; puis je me laisse distraire, je regarde les autres personnes comme cette famille de musiciens qui après avoir chanté des chants folkloriques, se nourrit.
Je leur montre leur photo, et les enfants font quelques commentaires.
Puis ce groupe d'élèves, filles et garçons mais qui restent séparés, toutes ces femmes en saris multicolores, car dans l'enceinte du fort se tient un temple, où elles se rendent.
Un groupe de garde à moustache bien cirée et recourbés, un gardien qui m'explique gentiment le poids des armes, leur double tranchant, un autre qui joue de la flûte, ce jeune couple que je prends en photo.
Il faut savoir que dans ce pays le personnel dans les lieux publics, les hôtels, les restaurants, est innombrable: un pour retirer les bouteilles vide, un autre pour apporter les pleines, même au péage routierentre la voiture et le caissier, il y a un passeur de billet. Un bon moyen pour résorber le chômage; d'autant que le gouvernement indien à instauré salaire minimum pour les paysans.

Bon, mais c'est pas tout ça, mais le fort offre une très belle vue sur Jodhpur, la ville bleue, car cette couleur aurait comme vertu d'éloigner les moustiques. J'en profite pour faire des photo.

L'après-midi, bulle à la piscine, l'hôtel est un havre de paix, confortable.

Depuis 3 soirs, nous écoutons un musicien et son fils le soir dans le jardin de l'hôtel, et ce soir remarquant notre intérêt, il nous a commenté son instrument: la sitar, appris qu'il était musicien de père en fils, qu'il jouait à Paris pour Bharati, et de bonne guerre nous à refilé un cd; encore une rencontre rigolote et inattendue.
Demain Ranakpur et les temples Jain.